Pas d'éducation pas d'avenir

« Pas d’Éducation, pas d’Avenir ! » est une campagne annuelle en faveur du droit à l’éducation pour toutes et tous. Créée en 1946, elle avait pour nom « Quinzaine de l’École Publique » et contribuait au développement des activités éducatives complémentaires de l’enseignement en France. Depuis cette date, le Ministère de l’Éducation nationale en confie la conduite à la Ligue de l’enseignement. En 2002, la campagne a pris une orientation internationale. Dans un premier temps pour soutenir des initiatives en faveur de l’éducation dans un pays en particulier pour ensuite s’élargir à plusieurs pays. Aujourd’hui, la campagne s’adresse aux pays éligibles à l’aide publique au développement.

La campagne est organisée par la Ligue de l’enseignement et Solidarité Laïque et elle s’articule autour de différents objectifs :

Favoriser l’accès à une éducation de qualité pour toutes et tous dans le monde en soutenant financièrement des projets portés par des associations locales
Sensibiliser les plus jeunes et le grand public aux problématiques d’accès à l’école et à l’éducation
Mobiliser la société française au niveau local
Participer et renforcer le plaidoyer pour l’Éducation pour toutes et tous
La campagne permet au public français de découvrir d’autres réalités par l’intermédiaire d’actions de sensibilisation et d’information et de s’impliquer pour soutenir des actions concrètes à travers une collecte de fonds nationale. Les fonds collectés par Solidarité Laïque sont reversés à des projets portés par des acteurs locaux de l’éducation et sélectionnés par un comité paritaire (associations et pouvoirs publics).

Ainsi, ce sont près de 440 projets en faveur de l’éducation dans le monde qui ont été soutenus grâce à la campagne « Pas d’Éducation, pas d’Avenir ! » depuis 2002. Ces projets permettent principalement l’amélioration des conditions de scolarisation et d’accès à l’éducation non formelle, la réalisation d’activités pédagogiques et éducatives (création de jardins scolaires, sensibilisation sur le thème du handicap, échanges culturels, etc.), la mise en œuvre d’actions pour favoriser l’accès à l’école d’un public spécifique, etc.

Le calendrier de la campagne s’étend pour cette édition 2017, du 1er février au 30 juin. Du 1er au 31 mars, la campagne est dédiée au financement participatif de 26 projets, que vous pouvez découvrir et soutenir ICI.

 

HISTORIQUE


De 1946 à 2002, la Quinzaine de l’école publique visait à permettre aux jeunes élèves des écoles publiques françaises d’avoir accès à diverses activités en parallèle de l’école. Cette manifestation contribuait à la promotion des activités éducatives, culturelles, civiques et sportives, offrant aux élèves la possibilité d’apprendre dans de meilleures conditions à l’école et en dehors de l’école.

Les enfants étaient invités à collecter des fonds autour d’eux en vendant à leurs proches, parents, associations et clubs sportifs, des timbres reprenant des dessins créés spécialement pour cette occasion. La Quinzaine a évolué, petit à petit, changeant progressivement de thème pour coller aux évolutions de la société.

En 2002, la Quinzaine de l’école publique se réoriente vers la solidarité internationale et la question du droit à l’éducation pour toutes et tous dans le monde dans le cadre des recommandations définies à Dakar et des Objectifs du Millénaire pour le Développement relatifs à l’éducation. En effet, en 2000, les Etats et gouvernements membres de l’ONU ont défini huit grands objectifs à atteindre d’ici 2015 dans le monde. Le second de ces objectifs est d’assurer l’éducation primaire pour tous.

QUI PEUT ESPÉRER RECEVOIR UN FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE ?

Pour déposer un dossier, il faut obligatoirement être une fédération ou une association affiliée à la Ligue de l’enseignement ou organisation membre de Solidarité Laïque.
Pour plus d’informations sur l’affiliation à la Ligue de l’enseignement, vous pouvez vous rendre sur le site Internet de la Ligue de l’enseignement.

QUI SONT LES ACTEURS DE LA CAMPAGNE ?

La campagne « Pas d’Éducation, pas d’Avenir! » est organisée par la Ligue de l’enseignement et Solidarité Laïque avec le soutien de différents partenaires.

Organisateurs


Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’enseignement réunit tous ceux qui souhaitent militer et agir pour réduire les inégalités en mobilisant les ressources éducatives de la culture, des sports et des loisirs. Laïque et indépendante, elle fédère plus de 4000 professionnels et des milliers de bénévoles au sein d’un important réseau d’entreprises de l’économie sociale et de plus de 30 000 associations partout en France.

Tous y trouvent les ressources, l’accompagnement et la formation nécessaires pour concrétiser des projets et initiatives novatrices qui aident les jeunes à devenir des citoyens éclairés, acteurs de leur vie.

Solidarité Laïque

Solidarité Laïque est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique en 1990, qui s’engage au quotidien en France et dans près de 20 pays pour le respect des droits fondamentaux en plaçant au cœur de son action une valeur forte : la laïcité.
Créée par des organisations liées à l’enseignement public, rejointes au fil des années par des structures plus généralistes, elle compte parmi ces membres des associations, des syndicats, des coopératives, des mutuelles et fondations réunies par des valeurs et une volonté d’agir ensemble sur le champ de la solidarité.

Principaux partenaires


Milan Presse
Ligue Internationale de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Culture Populaire (LIEECP)
Partenariats institutionnels
Ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
Ministère des Affaires Étrangères et Européennes
Agence française de développement (AFD)

Plus d'informations ici.

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Festival des solidarités

LE FESTIVAL DES SOLIDARITÉS
Lieux : salle Milius à Illkirch et Espace culturel de Vendenheim
Dates : du 21 au 30 novembre


Dans le cadre du Festival des Solidarités 2017 dans l’Eurométropole de Strasbourg, au travers de manifestations et d’animations alliant réflexion, créativité et convivialité, la Ligue et ses associations partenaires ont invité un large public à s’interroger sur les situations que vivent certaines populations dans le monde actuel et à échanger pour dépasser les préjugés. À cette occasion, concerts, projections de films documentaires, conférences-débats ou encore expositions ont donné à voir et à penser différents peuples, différents pays et différentes cultures. La finalité étant d’encourager chacun à développer l’esprit de solidarité au quotidien. Ce festival a été construit en collaboration avec des associations alsaciennes de solidarités, des chercheurs en sciences sociales et des artistes qui questionnent les différentes manières de vivre dans notre monde actuel.

Expositions
Lieu : salle Milius, Illkirch
Dates : du Mardi 21 au jeudi 30 novembre, de 9h à 19h

Ces trois artistes ont traité à leur manière la question de l’identité au travers de trois expositions singulières.

Histoires floues de Ghizlène Chajaï


À partir de dessins réalisés d’après des photographies d’anonymes, prises pour la plupart au Maroc et retrouvées dans les albums de famille, Ghizlène Chajaï a partagé avec le public ses investigations et sa volonté de se réapproprier son histoire entre imagination, émotions et exotisme. Les couleurs et motifs de ses « histoires floues », autant de filtres de la mémoire traduisant la confusion, l’ignorance et les tentatives de reconstruire ses souvenirs, ont permis d’évoquer nos propres questionnements sur nos origines plurielles et nos identités complexes.


L’imposture culturelle de Manon Ficuciello


Au travers de dessins et de textes, Manon Ficuciello nous a livré les stéréotypes et propos discriminatoires sur l’identité franco-asiatique dans laquelle on tente de l’inscrire, pour questionner la légitimité des discours sur l’identité culturelle. Ses travaux s’intéressent aux traces que la période « post-coloniale» a laissées dans la manière de percevoir l’identité franco-asiatique aujourd’hui, dans notre contexte contemporain, pour en dénoncer les clichés et les discriminations.

Nane Chave, Nane Bacht / Pas de bonheur sans enfant de Jeannette Gregori


Série de photographies de Jeannette Gregori rendant hommage à la communauté des Roms, Manouches et Gitans d’Alsace, de Paris, du sud de la France et de Pologne.

De ses immersions dans la communauté des voyageurs, elle nous a transmis le bonheur et la joie des enfants. Sourires et regards évocateurs révèlent les valeurs nobles et authentiques de ces populations pour davantage de tolérance à leur égard.


Concert
Lieu : salle Milius, Illkirch
Date : mardi 21 novembre, de 20h30 à 22h30


Saoudara, ensemble vocal de l’association Courant d’art


Dirigé par Isabelle Marx (cheffe de choeur, coach vocal et chanteuse), Saoudara est un ensemble vocal de Courant d’Art, accompagné du pianiste chanteur Richard Doust. Avec différents styles empruntés à diverses cultures, la chorale nous a invité à un voyage en chanson à travers le monde et les époques.


Projection-débat
Lieu : Espace Culturel Vendenheim
Date : mercredi 22 novembre, de 18h00 à 21h00


Les éclaireurs de Daniel Coche et Simone Fluhr production Dora films (2011)


Projection du film Les éclaireurs, suivi d’un débat avec les réalisateurs, sur les difficultés rencontrées par les migrants. « Dans une maison jaune au coeur de Strasbourg, des gens venus de tous les coins du monde livrent par bribes leur espoir de trouver un refuge suite aux persécutionsqui les ont fait basculer dans l’exil. Progressivement, une autre violence va se superposer à la violence passée : celle qu’on leur fait subir, ici, chez nous. Ce film interroge l’état d’une société criminalisant ceux qui cherchent la sécurité et notre protection. Il montre aussi le combat mené au quotidien par les citoyens qui sont les témoins, plus ou moins impuissants de leur désespérance. »
Modérateur : Stéphane Litolff, Directeur de l’espace culturel deVendenheim.

Ateliers d’écriture et conception graphique
Lieu : salle Milius, Illkirch
Dates : mercredi 22, vendredi 24, lundi 27 et mardi 28 novembre, de 9h à 12h, publics scolaires

Lutte contre les discriminations - Ateliers réalisés par le secteur Éducation au numérique


Ces ateliers ont visé à dénoncer les discriminations et à provoquer un débat sur les moyens d’agir au quotidien (lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti LGBT, etc.). Les après-midi ont été consacrés à l’écriture et à la conception graphique de slogans destinés à lutter contre les discriminations.


Initiation a la danse orientale
Lieu : salle Milius, Illkirch
Date : mercredi 29 novembre, de 16h30 à 18h30

Le Centre Artistique et de Recherches des Arts Arabo-orientaux, association de promotion des arts, a proposé une initiation à la culture orientale à travers la danse.


Tables rondes

Lieu : salle Milius, Illkirch
Date : jeudi 23 novembre, de 15h00 à 17h30


« Les mécanismes des discriminations et le repli identitaire » 

Cette table ronde a été l’occasion d’un temps d’échange sur « la spirale de la discrimination », avec des intervenants associatifs et politiques engagés dans la lutte contre les discriminations.


Intervenants :

Abdelkarim Ramdane, Conseiller municipal en charge de la lutte contre les discriminations,Strasbourg 

Alfred Zimmer, Président du Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP 

Ali Rastegar, Président de Justice et libertés 

Dominique Guillien, présidente de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)

Modérateur : Richard Sancho Andréo, militant associatif


Lieu : salle Milius, Illkirch
Date : jeudi 30 novembre,de 15h00 à 17h30

  
« La problématique des migrants - du pays d’origine à l’étape d’arrivée »


Cette table ronde a été l’occasion d’un temps d’échange sur les migrations avec des intervenants associatifs et politiques engagés dans la lutte contre les discriminations et en faveur de l’ouverture des frontières.

Intervenants : Lionel Hilaire, expert à Amnesty International 

Pierre Greib, membre de la Cimade

Amina Bouchra, directrice adjointe d’Horizon Amitié

Modérateur : Patrick Fender, vice-président de la Ligue de l’Enseignement


Avec le soutien financier de : La Région Grand Est, la SAIF et la Semaine de la Solidarité Internationale (SSI).

 

affiche festival des solidarités

 

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Chantier des solidarités internationnales

I. FORMATION À LA CITOYENNETÉ
Formation « Éduquer à la citoyenneté et à la solidarité internationale: méthodologie et accompagnement de jeunes »

La formation « Éduquer à la citoyenneté et à la solidarité internationale : méthodologie et accompagnement de jeunes » avait pour finalité de proposer aux bénévoles actifs des associations de solidarité internationale des outils permettant de développer des actions d’éducation au développement, à la solidarité et à la citoyenneté internationale, particulièrement à destination des jeunes. La formation a reçu le soutien financier de la DRDJSCS (FDVA).

Calendrier

Destinée à sept jeunes (18-25 ans) souhaitant s’investir dans la solidarité internationale et à un bénévole actif au sein d’une association locale, cette formation s’est déroulée selon le calendrier suivant :

Séance 1 : Concepts clefs et bases de l'éducation au développement et à la solidarité internationale.

Séance 2 : Étapes clefs dans l’élaboration d'un projet de solidarité internationale.

Séance 3 : Les postures et méthodologies d'accompagnement.

Séance 4 : Le retour, les suites du projet et la restitution/valorisation de l'expérience.

 

II. CHANTIER SOLIDAIRE AU BURKINA FASO
Chantier dans le cadre du dispositif « Ville Vie Vacances Solidarité Internationale » (VVVSI) d’avril à septembre 2017.

Accompagnement de six jeunes du Quartier Prioritaire Politique de la Ville (QPV) de la Meinau dans la préparation et l’organisation de leur projet de chantier solidaire au Burkina Faso (construction d’une salle de classe et d’un forage en eau potable), en partenariat avec l’association JEEP Meinau et l’Association des Parents d’Elèves du collège de Gnangdin, Burkina Faso.

En raison de conditions de sécurité incertaines et faute de financements suffisants, le projet du chantier sur place au collège de Gnangdin au Burkina Faso, n’a pu être réalisé. Néanmoins, les actions d’autofinancements menées par les six jeunes volontaires ont permis de recueillir 900 euros. Une partie de la somme a été dédiée au collège de Gnangdin pour l’acquisition de matériel, une autre partie à un séjour éducatif, et enfin, une partie sera consacrée à un chantier solidaire organisé par la JEEP à destination d’autres jeunes du QPV de la Meinau.


Les actions

Dans le cadre de ce chantier plusieurs actions de sensibilisation et d’autofinancement ont été menées :
• Formations à la citoyenneté et à la solidarité internationale des six jeunes (avril-septembre 2017)
• Barbecue à destination des partenaires, quartier de la Meinau le 05 juillet 2017 et vente de sandwichs et de boissons à l’occasion du Festival Arachnina le 17 août 2017, quartier de la Meinau
• Organisation de la première édition de la Brocante de la Ligue de l’Enseignement, le dimanche 9 juillet 2017 : Attribution et vente des parcelles, organisation de la brocante, d’une buvette et d’un stand au profit du chantier solidaire : 10 exposants avec près de 800 visiteurs
• Vente à la brocante de Holtzheim 06 août 2017

affiche brocante

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Formations

C’est un fait : les enfants et les jeunes grandissent dans une société devenue numérique. Leurs manières d’apprendre, de créer, d’appréhender leur environnement en sont profondément transformées. Les acteurs éducatifs ont la responsabilité d’accompagner les enfants et les jeunes dans la maîtrise de cet environnement nouveau, source de promesses.

Si les animateurs sont formés et accompagnés localement, les accueils périscolaires, les centres de loisirs, les colonies de vacances peuvent alors devenir des lieux d’expérimentation et d’action éducative. Les enfants et les jeunes y exercent leur créativité et leur esprit critique dans le cadre d’ateliers ludiques.

Une formation et des outils d’animation clés en main

Organismes de formation professionnelle reconnus complémentaires de l’enseignement public, la Ligue de l’enseignement, les Francas et les Cémea s’associent pour relever cet important défi et construisent avec vous des formations adaptées à vos besoins

Les animateurs disposent d’un accès personnalisé au site internet ressources et à toutes ses fiches activités clés en main.

DCLICS_edito-imageA l’issue de la formation, les animateurs  :

  • mesurent les enjeux éducatifs liés au numérique
  • sont capables de construire un cycle de 7 à 12 séances d’activités basé sur l’un des parcours proposés (de la création de jeux vidéos à la réalisation de webradios)  
  • maîtrisent les techniques de base nécessaires à l’animation du parcours éducatif
  • sont capables d’animer un temps d’échange “Tronc commun” avec un groupe d’enfants et de jeunes
  • favorisent l’appropriation des contenus et la prise d’initiative par les enfants et les jeunes
  • savent valoriser les propositions et productions des enfants et des jeunes

Ils proposent aux enfants et aux jeunes des activités innovantes et ludiques, et les accompagnent pour qu’ils maîtrisent les compétences utiles au citoyen du 21ème siècle.

Construisons ensemble les solutions éducatives sur votre territoire

Pour vous formez contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Plus d'informations : http://d-clicsnumeriques.org/

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Nos actions numériques

Le numérique et les écrans sont présents de façon omniprésente dans notre quotidien. Nous avons désormais “une vie numérique”, une identité sur le web (plus ou moins proche de notre identité réelle). Le numérique a bouleversé un grand nombre de nos pratiques, notamment au niveau des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement). Nos façons de communiquer et de nous informer ont été bouleversées par l’instantanéité des supports et médiums numériques. L'information est devenue un objet de consommation comme un autre et il est capital, aujourd’hui peut être plus qu’avant, d’éveiller notre esprit critique et de prendre du recul vis à vis de nos pratiques. Néanmoins, le numérique reste un moyen extraordinaire de transmettre une information et de communiquer avec le plus grand nombre et, utilisé à bon escient, il peut être un formidable vecteur de connaissances. Le numérique a également bouleversé le monde de l’enseignement. Véritable support pour les enseignants, il leur permet de transmettre du savoir à leurs élèves. Les plateformes de vidéo streaming, les MOOC, les serious games… sont autant de nouveaux moyens d’apprendre autrement, quand on le désire, et à son rythme. Du fait de la gratuité de la plupart de ces contenus et de leur facilité d'accès (pour peu que l’on dispose d’une connexion internet), il est désormais possible d’acquérir un grand nombre de savoir sans prérequis d’âge, de diplôme, de milieu social ou de sexe (même si bien sûr, ce type d’enseignement comprend des limites et ne peut se substituer à l’éducation scolaire classique). Bien que le numérique peut engendrer des fractures (comme la fracture numérique intergénérationnelle) il peut aussi réduire les inégalités et permettre à des couches de la population, exilées ou défavorisées, d’accéder à la culture et à tous types d’enseignements. Le numérique est pluridisciplinaire et se mélange à de nombreux autres domaines comme la santé ou la culture par exemple. Mais n’oublions pas, que le numérique reste un outil, et qu’utiliser le “numérique pour le numérique”, comme un simple gadget est stérile. Son utilisation doit être accompagné d’une évolution réelle des usages et des enseignements.

Web-médias

Ce parcours vise à aider les élèves à réfléchir aux pratiques quotidiennes qu'ils ont du numérique pour s'informer mais aussi pour communiquer. Pour cela, à travers des activités en groupe, il est essentiel de leur permettre de développer une perception et une analyse critique de l'image et de l'information véhiculée sur internet. En outre, les aider à prendre de la distance et à décortiquer les informations qu'ils reçoivent, apprendre à vérifier la véracité de ces informations (vérifier la fiabilité d'une source, multiplier les sources, recouper l'information, etc.) et à signaler tout message “toxique” (incitation à la discrimination, radicalisation religieuse violente, harcèlement, consumérisme, etc.). Cette formation vise également à les interroger sur les informations qu'ils ont le droit de véhiculer (droits d'auteur, droits à l'image, respect des autres et de la vie privée, lutte contre le cyberharcèlement) et qu'il est moral de véhiculer (ce que je diffuse peut-il blesser un certain public ?). Durant ce parcours nous apprenons aux élèves les différents styles d'expression et d'écriture journalistique (comment écrire pour être lu ou entendu, comment construire un article ou une émission de radio ou de tv, comment mener une interview, etc). Cet exercice leur permet non seulement de comprendre comment on construit et produit de l'information, mais leur permettra aussi, par ce travail d'écriture, de travailler leur maîtrise de la langue française. Au travers des différents exercices qu'ils ont à réaliser pour produire du contenu, ils doivent se questionner sur eux-mêmes et sur les autres au moment de la diffusion et de la construction de leurs messages (qu'est-ce que porte ou peut cacher le message que je véhicule ? Respecte-t-il les autres, mes valeurs et les valeurs de la République ? Les information que je diffuse sont-elles véridiques et vérifiées ? etc). Les pousser à produire eux-mêmes de l'information les obligent également à s'impliquer et à s'engager vis à vis des autres citoyens puisqu'ils sont porteurs d'informations. Au moment de l'enregistrement, les élèves apprennent également comment poser leur voix et comment travailler leur expression et leur posture lorsqu'ils s'expriment devant un public. Ils acquièrent ainsi une meilleure expression orale et une meilleure éloquence.

 

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D-clics numériques

D-Clics numériques est un projet coordonné par la Ligue de l’enseignement, en partenariat avec 7 acteurs éducatifs, associatifs et publics : les Francas, les Ceméa, Animafac, Jets d’encre, le Centre de Recherches Interdisciplinaires (Université Paris Descartes), le réseau Canopé.
Ensemble, nous voulons relever le défi éducatif de notre société numérique : permettre à tous les enfants et les jeunes de disposer des ressources nécessaires pour devenir des acteurs critiques de leurs pratiques quotidiennes.
Ainsi, nous dotons les acteurs éducatifs des compétences nécessaires pour appuyer les pratiques numériques des enfants et des jeunes autour de trois axes, que constituent nos 7 parcours éducatifs, et nos 70 fiches pratiques :
-  la découverte des compétences informatiques et de programmation (coding, robotique...)
- le numérique comme outil de créativité artistique et culturelle (notamment photo et vidéo numérique)
- le numérique, vecteur créatif d’expression des enfants des enfants et des jeunes (web-radios, journaux en ligne, éducation aux réseaux sociaux)


Pour cela, les D-Clics numériques proposent deux axes opérationnels :
- la formation des 6000 animateurs des temps périscolaires et extrascolaires en 3 ans
- la mobilisation de plusieurs milliers de citoyens médiateurs des pratiques numériques des enfants et des jeunes : volontaires en service civique, réservistes de l'éducation nationale, bénévoles…
Soutenu par la Caisse des Dépôts et Consignations au titre du Programme d’Investissement d’Avenir, et intégré aux objectifs du plan numérique pour l’éducation, le projet D-Clics numériques bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle forte. Il est porté sur le terrain par des associations reconnues complémentaires de l’enseignement public.

Devenez citoyen-ne médiateur/trice du numérique !

La maîtrise qu’ont aujourd’hui les enfants et les jeunes des outils numériques à leur disposition, de leur potentiel et de leurs enjeux sera déterminante de la manière dont ils pourront trouver leur place dans la société, et de ce qu’ils en feront. Lutter contre la fracture numérique devient alors une priorité éducative et citoyenne.

Que vous soyez ou non un-e geek, que votre pratique du numérique se limite au surf sur internet ou que vous soyez un-e amateur-trice de la création d’applications en ligne, vous pouvez nous aider à construire une société numérique plus inclusive et plus solidaire.

Nous recrutons toute l’année des bénévoles, réservistes de l’éducation nationale, des volontaires en service civique qui agissent en fonction de leur temps et leur envie dans les écoles, les centres de loisirs, les bibliothèques… pour accompagner les enfants et les jeunes dans leur pratique du numérique. Ils bénéficient de la formation et de l’accompagnement dont ils ont besoin pour acquérir ces compétences et les transmettre.

Vous souhaitez agir avec nous sur votre territoire ? Contactez la Ligue de l’enseignement la plus proche !

Notre objectif : des Citoyens engagés pour une société numérique responsable, créative et solidaire

Le numérique constitue un véritable outil de créativité qui peut être mis au service de l’éducation comme d’un grand nombre de chantiers sociétaux et économiques. Acteurs du consortium « D-Clics numériques », nous souhaitons mettre ce projet au service d’une société plus inclusive et solidaire.

Avec le projet, et aux côtés de celles et ceux qui en sont les acteurs quotidiens (enseignants, acteurs éducatifs, accompagnateurs sociaux), et par la mobilisation de citoyens dans et hors temps scolaire, nous entendons contribuer aux chantiers suivants :

► Des écoles, des collèges et des espaces éducatifs qui constituent des lieux de découvertes et d’apprentissage collectif du numérique

Les enfants entre 8 et 14 ans sont les cibles de nos parcours éducatifs. Par la découverte des différents usages du numérique (programmation, expression artistique et médiatique, éducation aux médias et aux usages d’internet et des réseaux sociaux…) et de leurs enjeux, nous mettons à la disposition des animateurs et des enseignants l’ensemble des ressources nécessaires pour la création et l’animation d’ateliers ludo-éducatifs. Les citoyens mobilisés renforcent la présence des adultes dans ces espaces éducatifs. Formés, ils accompagnent les équipes dans la mise en place des ateliers.

► Des établissements secondaires, véritables fab-labs permanents des savoirs numériques

Les lycées constituent des lieux uniques pour la construction de dynamiques interdisciplinaires. A travers la vie lycéenne et l’accompagnement des équipes éducatives, les projets des jeunes trouvent des lieux d’expression, de réalisation et d’accompagnement uniques. Parallèlement, ils sont confrontés à un ensemble d’usages (usage des réseaux sociaux, expression lycéenne, cyber-harcèlement…) qui nécessitent des réponses éducatives approfondies. Avec nos établissements partenaires, et grâce à l’apport de citoyens mobilisés, nous proposons d’accompagner ces dynamiques. A leur tour, les lycéens bénéficiaires peuvent être invités à conduire des ateliers numériques dans les écoles de leur quartier.

► Des établissements d’enseignement supérieur qui favorisent et valorisent la créativité des étudiants

Grâce à la mobilisation du CNOUS (réseau national des CROUS) et d’Animafac, nous proposons aux universités d’accompagner les pratiques numériques de ses étudiants, mais aussi et surtout d’en valoriser la créativité et d’en accompagner l’initiative. Grâce à ces partenariats nouveaux, les étudiants accompagnent concrètement le projet D-Clics numériques par leur mobilisation dans d’autres espaces éducatifs (notamment auprès d’enfants et de jeunes), et par leur contribution créative à l’amélioration continue de nos parcours éducatifs.

► Des actions pour réduire la fracture numérique

Notre société est confrontée à deux types de fractures : une fracture d’équipement, qui, si elle tend à se résorber, reste bien vivace, et une fracture d’usage, qui trace une frontière nette entre celles et ceux qui maîtrisent les outils et leurs enjeux, et celles et ceux qui ne possèdent pas les savoirs nécessaires pour ce faire. La mobilisation de citoyens médiateurs constitue une réponse concrète à ces problématiques.

Le projet D-Clics numériques accompagne des citoyens qui se retrouvent dans cet ambitieux projet et souhaitent apporter leur pierre à l’édifice. Chacun est libre de déterminer l’ampleur de son engagement, qui peut prendre des formes diverses (volontariat de service civique, réserve de l’éducation nationale, bénévolat…). 

 

 

affiche dclic

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Nos actions

À l’occasion de l’opération « C’est mon patrimoine » de juillet à octobre 2017 lancée par le Ministère de la Culture et de la Communication et le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires, la Ligue de l’Enseignement du Bas-Rhin, en partenariat avec la collection ethnographique de l’Université de Strasbourg, a souhaité faire découvrir la richesse de ce fonds africain au plus grand nombre et particulièrement aux jeunes éloignés de la culture et du patrimoine pour des raisons économiques et sociales.

 

ATELIERS DÉCOUVERTE ET EXPOSITION « LA COLLECTION ETHNOGRAPHIQUE DE L’UNIVERSITÉ DE STRASBOURG : C’EST MON PATRIMOINE ! »

Des ateliers de découverte autour de cette collection africaine, ainsi que l’exposition « La collection ethnographique de l’Université de Strasbourg : c’est mon patrimoine ! », ont été organisés à la Maison Inter-universitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) à Strasbourg, en vue de :
• Faire découvrir la collection ethnographique de l’Université de Strasbourg au plus grand nombre
• Permettre aux jeunes (10-15 ans) de l’Eurométropole et particulièrement à ceux issus des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV), un accès à la culture et au patrimoine
• Ouvrir l’université sur la cité
• Encourager la mixité sociale en invitant les familles à l’exposition destinée à restituer les travaux des jeunes
• Faire découvrir une collection ethnographique et, à travers elle, la discipline de l’ethnologie et l’art africain
• Aborder la colonisation, la mondialisation, les relations entre la France et l’Afrique et la notion d’identité

 

I. ATELIERS DÉCOUVERTES & CRÉATION DE MASQUE RÉCUP’ART
Lieu : Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) Dates : les 18, 19 et 28 juillet et 28, 29, 30 et 31 août 2017

Pendant les vacances de l’été 2017, sept ateliers de découverte autour de la collection ethnographique et de création de masques récup’art à destination de jeunes âgés entre 10 et 15 ans et résidant à Strasbourg (quartiers Laiterie, Meinau et Elsau) et à Schiltigheim (quartiers Ouest), ont été organisés à la MISHA. L’objectif était de faire découvrir cette collection africaine et, à travers elle, la discipline de l’ethnologie et l’art africain (approche réflexive), notamment par la pratique des arts plastiques (approche sensible).

Déroulement
Ces ateliers ont eu lieu du 18 juillet au 31 août selon le principe suivant :
• Le matin (3h) : Une présentation de la collection à travers une sélection d’objets, animée par le Professeur Roger Somé, Responsable de la collection, et Gaëlle Weiss, Docteur en Ethnologie. Ces ateliers ont permis de faire découvrir ce fonds aux jeunes et, à travers lui, la discipline de l’ethnologie, l’art africain et l’influence de ces oeuvres sur la création contemporaine. Ces ateliers ont aussi été l’occasion de réfléchir sur le sens de la présence de ces objets africains dans une collection publique française et, ce faisant, d’aborder les relations entre l’Europe et l’Afrique, la question de la mondialisation et, plus largement, d’inviter à se questionner sur nos identités contemporaines, plurielles et complexes.
• L’après midi (3h) : Des ateliers d’arts plastiques recup’art animés par l’artiste plasticienne Ghizlène Chajaï ont été consacrés à la création par chaque jeune d’un masque inspiré par les artefacts africains. 

Le projet en quelques chiffres
• Publics des ateliers (nombre total de participants, adultes inclus) : 57
• Publics enfants
• 9 à 12 ans : 37
• 13 à 15 ans : 7
• 16 à 25 ans : 1
• Adultes accompagnateurs : 12
• Dont publics des quartiers Prioritaires politique de la Ville (QPV) : 38 (Quartiers Ouest, Quartier Meinau, Quartier Elsau, Quartier Laiterie et
publics de migrants) ; partenariats avec la JEEP Meinau, Horizon Amitié - Espace 16, le Collège Hans Arp, dispositif « école ouverte », et la Mairie de Schiltigheim, Service Enfance Jeunesse
• Dont publics en situation de handicap : 1
• Nombre de visiteurs de l’exposition de restitution : 870

ateliers recupart

II. L’EXPOSITION
Lieu : MISHA Dates : du 04 au 28 septembre 2017, puis prolongée jusqu'au 12 octobre (restitution des ateliers avec les jeunes eurométropolitains).

L’exposition « C’est mon patrimoine ! » de la collection ethnographique de l’Université de Strasbourg à la MISHA a constituée le second temps fort de ce projet. Elle a permis de partager l’expérience des ateliers d’été avec les parents et plus largement avec le grand public. Ont ainsi été exposés aux côtés de pièces remarquables de la collection (masque koromba, porte de grenier sculptée dogon, etc.)

, les masques récup’art réalisés par les jeunes eurométropolitains et inspirés par les artefacts africains. Des séquences vidéo ont permis de partager avec les visiteurs les moments forts qui ont marqué les ateliers. L’exposition a reçu un soutien financier de la DRAC et de la ville de Strasbourg. 

Extraits du livre d’Or de l’exposition « Merci pour cette double exposition qui nous parle d’ailleurs, du passé des croyances des hommes et de nos enfants et petits enfants qui ont créé ces masques en 2017 si riches de couleurs et de sagesse (déjà)... Connaissances et tolérance. Merci à eux, aux animateurs et super bravo à tous les initiateurs de ce projet et de l’exposition ». « L’imagination des enfants, du pur bonheur! Bravo pour cette initiative pleine de promesses pour l’avenir ». « Bravo pour ces liens entre les oeuvres africaines et les productions des jeunes de l’Eurométropole ».

masque 1

 

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Le fil de Marianne : retour en image sur le spectacle !

Conçu avec les élèves de l’école Gutenberg et avec la participation des habitants du quartier de la Montagne Verte, ce spectacle s'est déroulé au TAPS Laiterie, le samedi 18 le dimanche 19 juin à 16h. Les textes ont été réécrits par les élèves à partir des Fables de La Fontaine et de leurs résonances dans la société actuelle. Les enseignements des Fables ont été mis en perspective par Marianne, figure emblématique de la Révolution qui a servi de guide au spectateur.

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Retour sur l'exposition "Jean Macé, le livre et les bibliothèques"

IMG 20161018 175340Vous avez été très nombreux à visiter l'exposition Jean Macé, le livre et les bibliothèques visible à l'Hôtel du Département du 13 au 28 octobre dernier. Cette exposition a été organisée à l'occasion de la célébration de nombreux anniversaires : le 150ième anniversaire de la Ligue de l'enseignement, le 70ième anniversaire de la Bibliothèque Départementale du Bas-Rhin et les 15 ans de l'association "Lire et faire lire". Un parcours retraçant les actions menées en faveur de la lecture populaire depuis les engagements de Jean Macé vous était proposé ainsi que des ateliers lecture pour les plus petits. On vous propose de revenir en images sur cet évènement.

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